The Time Machine, George Wells

Publié le par Guenièvre

wells-time.pngTitre français : La Machine à explorer le temps

 

« Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait et s’évanouissait pour être suivie de la verdure brillante et courte du printemps. »

 

          Mon avis : Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en ouvrant ce livre. La science-fiction ne fait pas partie de mes genres de lectures favoris, alors je pensais juste lire quelque chose d’un peu anticipé, dans le genre de la dystopie…

J’ai été plutôt déçue par ce que j’ai trouvé. Le début était très lent, il n’y avait ni action, ni suspense, la seule question étant de savoir comment l’humanité en était arrivée à ce stade où la découvrait The Time Traveller… Les réflexions étaient plutôt intéressantes, mais plus vraiment d’actualité (le socialisme latent dans tout le roman est complètement démodé ; je ne parle même pas de la menace communiste…).

Je n’ai pas du tout aimé le personnage principal. Le fait qu’on l’appelle toujours « The Time Traveller » ne simplifie pas les choses ; on ignore tout de lui, à part qu’il est passionné par la quatrième dimension, le Temps. Il m’a paru très froid, très détaché. D’une certaine manière, très « british », à la Phileas Fogg, si vous voyez ce que je veux dire… (le mot juste serait donc « flegmatique »). Par contre, je suis tombée sous le charme de la toute fragile Weena… Trop mignonne !

Les deux espèces que rencontre le protagoniste m’ont impressionnée. Elles montrent que l’auteur est doté d’une imagination formidable. Les détails sont fantastiques, mais malgré tout, je suis un peu restée sur ma faim. J’aurais aimé davantage de détails croustillants… Là, on se borne à la découverte, mais les explications restent supposées.

Cela contribue à donner à ce court roman certaines caractéristiques des nouvelles (« short stories ») dont j’ai horreur : l’imprécision du personnage, fin en nœud de boudin et pas véritable, peu de détails sur le monde en général… Bref, c’est bien dommage. Par contre, j’ai bien aimé le style de l’auteur, qui m’a paru un peu alambiqué, à moi pauvre française pas tout à fait bilingue… Les descriptions étaient réellement géniales, et il y avait matière à description…

Je pense que je laisserai une autre chance à l’auteur, à l’occasion, malgré ce bilan un peu mitigé. Un véritable roman (bien long et développé) m’aiderait probablement à réviser ma position…

 

Présenté avec trois nouvelles : The Empire of ants, The country of the blind, The Man who could work miracles.

 

Publié dans Science fiction

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