Métapsychologie, Sigmund Freud

Publié le par Guenièvre

Metapsychologie.jpgSous ce terme de " métapsychologie ", néologisme proposé par Freud à l'origine de la psychanalyse, vers 1895, se trouve désignée " la psychologie qui mène au-delà (méta) du conscient ". En 1915, l'heure est venue pour le créateur de la psychanalyse de présenter une synthèse de ses acquis. De ce grand Traité inachevé, mais sans cesse réécrit, sont demeurés ces essais précieux, que l'on trouve ici retraduits et présentés de façon à en montrer la genèse, la thématique et l'héritage. La pulsion et ses destins, le refoulement, l'inconscient: les concepts fondamentaux de la psychanalyse se trouvent définis et explorés avec rigueur et souplesse, tandis que le rêve et la mélancolie sont revisités de manière révolutionnaire. Le lecteur soucieux de s'introduire, un siècle plus tard, dans les arcanes de la psychanalyse fera ici la connaissance de " la sorcière métapsychologie ". On ne peut qu'être saisi de la belle rationalité freudienne, où la " fantasmation " spéculative rejoint l'extrême singularité du fait clinique - ce qui donne à ce livre la portée d'un véritable Discours de la méthode psychanalytique.

Mon avis : Comment dire… C’est long. Très long. Trop long…

Je me suis ennuyée d’un bout à l’autre de ma lecture, les phrases étaient longues et complexes (sans compter que les soucis de précisions du traducteur, habituellement louable je précise, rendaient certains passages complètement indigestes). Il fallait souvent que je m’y reprenne à plusieurs fois pour comprendre une idée, avant de m’apercevoir qu’en fait elle ne m’intéressait pas. Cela a rendu ma lecture hachée, j’avais vraiment la flemme d’ouvrir le bouquin, et lorsque je le faisais, je ne lisais que trois pages avant de laisser tomber. Bien entendu, perdre le fil du raisonnement est quelque chose à totalement éviter avec Freud. Donc au final, j’étais encore plus perdue…

J’ai entamé ce livre pour la conception de l’homme qui y est exposée, notamment avec les questions de conscience. Un but philosophique, donc. Mais comme j’aurai dû m’en douter, c’est loin d’être le principal sujet du livre : il a été écrit par un médecin, dont l’ambition est de comprendre les maladies du corps et de l’esprit. Ce dont, bien sûr, je me fiche comme de ma première chaussette. Je vous passe les détails sur le narcissisme, la schizophrénie, le sadisme et le masochisme (attention complètement distincts, il va de soi)… à mourir d’ennui.

Pour être complètement honnête, je n’ai pas réussi à finir ce livre. J’ai laissé tombé lorsque j’ai atteint une bonne moitié du livre, pour me concentrer sur des choses plus pressantes (et plus intéressantes, il faut le dire). Une chose est sûre, j’y reviendrai pour le finir, quand j’aurai rassemblé à la fois le courage et le temps nécessaire…

En résumé, si j’avais le choix, je placerai sans hésiter Freud tout en haut de ma liste d’auteurs à éviter : style désagréable, contenu inintéressant… Mais je crains de devoir lire d’autres de ses œuvres dans le cadre de mes études. On verra bien ; peut-être qu’avec une autre traduction…

NB: mon édition est celle des Champs Classiques, avec une traduction et des notes (souvent sur des points de traduction, d'ailleurs, qui ne m'ont pas aidée puisque je ne parle pas un mot d'Allemand) de Philippe Koeppel.

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