L'école de la nuit, Deborah Harkness

Publié le par Guenièvre

L-ecole-de-la-nuit.jpg        Synopsis : L'historienne Diana Bishop, issue d'une lignée de sorcières puissantes et le vampire Matthew Clairmont ont violé les lois de séparation des créatures. Lorsque Diana a découvert un manuscrit alchimique magique à la Bodleian Library, elle a déclenché une lutte dans laquelle elle est devenue liée à Matthew. Maintenant la coexistence fragile entre sorcières, démons, vampires et humains est dangereusement menacée.
Cherchant la sécurité, Diana et Matthew ont voyagé dans le temps pour se retrouver à Londres, en 1590. Mais ils réalisent vite que le passé n'est un havre de paix.
Ensemble ils chercheront le manuscrit insaisissable, l'Ashmole 782, et la sorcière qui va enseigner à Diana comment contrôler ses pouvoirs remarquables au cœur du Londres des Tudor.

 

         Mon avis : J’ai bien aimé ce livre dans l’ensemble, tout comme le précédent.

J’ai été fascinée par la plongée dans l’Angleterre élisabéthaine, et l’Europe du XVIème siècle, plus généralement. J’ai trouvé que c’était rendu avec un réalisme presque troublant… Je m’y croyais, le tout était présenté avec tant de naturel qu’il paraissait normal de parler de la Reine, de Shakespeare ou de Marlowe comme de personnes vivantes. Même la Comtesse de Pembroke ! Et puisqu’on parle de passé, je dois dire que j’ai été fascinée par l’élégance et la simplicité avec laquelle l’auteur surmonte la difficulté du paradoxe temporel. Même si ça aurait mérité un peu plus d’explications…

Bref, tout cela était fort intéressant. Autre point positif : la magie, qui est ici décrite avec beaucoup plus de précisions que dans le tome 1. Au lieu d’apparaître comme un assemblage de vieilles recettes de grand-mères, ou quelques dons mal maîtrisés, on a véritablement le droit à de la théorie, et un peu de pratique. Elle est vraiment originale, et j’ai beaucoup aimé toute cette partie.

J’ai aussi apprécié les personnages qui sont introduits ici, particulièrement Mary de Pembroke, Gallowglass et les deux enfants, Jack et Annie, qui apportaient juste la touche nécessaire de candeur et de fraicheur dans ce monde dangereux. J’ai cependant été un peu moins convaincue par les courts aperçus qui m’ont été donnés d’Elizabeth I.

Pour en venir au principal reproche de ce livre, qui est à mon sens directement imputable à l’auteur et à son écriture : on ne ressent pas les émotions des personnages. Alors qu’il y avait matière à me faire verser des larmes, je n’ai pas éprouvé la moindre peine ; et peut être que Diana non plus… ça m’a énormément embêtée, car cela contribue à faire d’elle un personnage incomplet, et cela m’a frappée à plusieurs reprises. Malheureusement, je doute que ce défaut soir corrigé dans le tome suivant.

Comme j’avais lu le premier tome en français, et que j’ai horreur de faire une coupure dans mes sagas en changeant de langue, j’ai poursuivi avec la traduction… Ce que j’ai encore une fois regretté : lorsqu’on a goûté à la VO, ça devient véritablement addictif. Et je passe sur les imperfections que j’ai relevées (erreurs d’accord, de syntaxe ou de vocabulaire)…

La fin m’a un peu déçue aussi, trop lisse et trop parfaite… Mais elle ne m’a pas pour autant dissuadée de lire le livre suivant. Donc malgré les défauts que j’ai relevés, et même si j’ai globalement moins apprécié ce tome, le bilan reste positif, et j’ai été emportée dans les aventures de Diana…


NB : oui, on trouve des informations sur le livre perdu des sortilèges, enfin, principalement une : quelle est son utilité.

Publié dans Fantasy

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