iBoy, Kevin Brooks

Publié le par Guenièvre

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iBoy.jpgSynopsis : La vie de Tom Harvey bascule du jour au lendemain, lorsqu’un iPhone lui tombe sur le crâne du haut d’un immeuble et le plonge dans le coma. En se réveillant, il découvre avec stupeur que des morceaux de l’appareil sont restés incrustés dans son cerveau et lui permettent d’intercepter des connexions Internet et téléphoniques.

Note : j’ai modifié la quatrième de couverture : je trouve qu’elle en révèle beaucoup trop… Si vous pouvez, évitez de la lire…

 


                Mon avis : Quand j’ai aperçu ce livre à la bibliothèque, je me suis souvenu que je n’en avais entendu que du bien. Le concept, aussi, était très intéressant. Je n’ai donc pas hésité bien longtemps avant de me laisser tenter…


Au final ? Quelle claque ! Dire que ce livre n’était pas ce à quoi je m’attendais n’est pas suffisant : il partait totalement dans la direction opposée, et surtout, il abordait des sujets biens plus graves qu’un coma et des pouvoirs surprenants. En fait, je dirai même que ce n’est pas l’objet principal du livre.


Non, à mes yeux, le sujet de ce livre est la vie dans une banlieue « craignos »… Et je dois dire que c’est marquant, pour le moins. Je ne pensais pas assister à tel déchaînement de violence en ouvrant ce livre apparemment anodin. J’ai aussi beaucoup de mal à croire que la situation est aussi grave. Et pourtant, une telle atmosphère de peur, de violence, ne peut être le fruit de l’imagination. Bienvenue dans le règne animal, où les plus forts brutalisent les plus faibles, où la loi du silence règne, où pour être en sécurité, il faut trahir tous les principes moraux existants… et même là, il n’est pas garanti de s’en sortir.


Ensuite, il y a les personnages, qui s’ils m’ont moins marquée que le contexte, restaient très intéressants. J’ai beaucoup admiré Gram, la grand-mère pour sa force de caractère ; j’ai frissonné devant la description du grand méchant. Lucy s’est très facilement attiré ma compassion. Et, bien sûr, il y a Tom. Lui aussi apparaît digne de compassion, je l’ai beaucoup estimé pour le combat qu’il essaie de mener, contre les brutes qui contrôlent la cité. J’ai apprécié l’exposition du dilemme qui se pose à lui, sur les notions de bien et de mal.


Si l’intrigue et son dénouement ne sont pas du tout originaux, le concept de base l’est énormément. Qui pourrait imaginer la possibilité qu’un iPhone fusionne avec le cerveau humain ? La description des pouvoirs est fascinante, on a de nombreuses occasions de les voir en action. Pourtant, comme je l’ai déjà précisé, ils ne sont pas au centre de l’histoire. Cela ne m’a cependant posé aucun problème, puisque je ne me suis pas ennuyée pour autant.


J’ai lu ce livre en un peu moins d’une journée, l’écriture, peu recherchée, est très facile à lire. Les phrases, tant orales que pensées (Tom raconte depuis son point de vue) sont parsemées de mots d’argots qui m’ont un tantinet surprise… Mais ça ne m’a pas gênée, car je trouve que cela correspondait à l’ambiance du livre.

 


                En résumé, une lecture dont je n’attendais rien de particulier, mais dont la profondeur m’a marquée. Au final, je m’en souviendrai comme d’un livre très alertant sur la vie dans les cités.

Publié dans Science fiction

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Calligramme 22/10/2012 16:16


Je suis bien curieux de découvrir ce roman... Comme tu dis, ça devait faire franchement bizarre le décalage... On dirait plutôt un récit SF!

Guenièvre 22/10/2012 19:16



Exactement, mais j'ai trouvé que cet aspect n'était que très secondaire!


Mais comme la question de la violence était bien traitée, cela ne m'a pas déçue, bien au contraire!