Écrits sur Rimbaud, Verlaine

Publié le par Guenièvre

Fetes-Galantes.jpgPrésentation : Les Écrits sur Rimbaud sont un recueil des différentes versions d’une préface rédigée à l’occasion de la parution de la première édition des Poésies complètes du poète. Verlaine y défend ardemment son cher ami, Rimbaud, en suivant la plupart du temps un même schéma : récit plus ou moins long de sa vie, attaque de ses ennemis, présentation du recueil, apologie de son œuvre et de son talent.

(Résumé de mon cru)

 


Mon avis : J’ai trouvé cette lecture, plusieurs mois après avoir terminé Les Fêtes Galantes et Romances sans paroles, présents dans le même livre (mon avis ici), très intéressante sur un plan bien différent. J’ai eu plus de mal à m’y plonger : cela nécessite souvent une grande concentration pour remettre en contexte les noms de telle ou telle personne, ou un évènement particulier. De plus, il faut parfois relire une phrase pour la comprendre. Je devais donc être assez en forme et assez motivée pour me plonger dans ces préfaces.

 

Ce recueil avait aussi un caractère monotone, dans le sens où la plupart des écrits disaient la même chose, avec plus ou moins de verve, de détails personnels, ou encore plus ou moins de louanges et de citations des vers de Rimbaud. C’est justement un point qui m’a surprise : l’engagement de Verlaine. Ne faisant pas les choses à moitié, il nous présente un portait mélioratif de son ami, et il est très persuasif quant aux qualités de celui-ci. La verve avec laquelle il attaque les critiques ne reconnaissant pas son talent est impressionnante ! Je me demande même si une préface de lui-même pour une de ses œuvres aurait été aussi féroce…

 

Les Écrits sur Rimbaud nous donnent aussi un aperçu sur chacun des deux amis. Le plus directement, bien sûr, pour Rimbaud, sujet de chacune des pièces. On obtient à la fin du recueil un aperçu très complet de sa vie, mais aussi de son œuvre grâce aux multiples citations qu’en fait Verlaine. Le principe de la préface est respecté : cela m’a donné envie de lire Rimbaud. A travers son écriture, on a aussi un portait indirect de l’auteur, surtout que les extraits de correspondances rajoutés en annexe sont très explicites et ajoutent quelques détails. Après avoir lu tout ça, je pense pouvoir dire que M. Verlaine était probablement une personne pour qui j’aurais eu la plus vive antipathie. Il a l’air agressif, colérique, possessif, un peu arrogant… Quelques bons côtés, quand même : la fidélité de son amitié pour Rimbaud, son courage face à l’aventure et l’adversité… Et bien sûr ses poèmes.

 

En résumé, une lecture fort intéressante, bien qu’un peu fastidieuse. J’en ai appris beaucoup sur Rimbaud comme sur Verlaine, je ne regrette absolument pas de m’être un peu forcée pour l’achever.

Publié dans Classiques

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